Le lien improbable entre internet et la déforestation

Internet et déforestation peuvent sembler deux concepts totalement déconnectés à première vue. Pourtant, il existe un lien préoccupant entre ces deux éléments. Vous vous demandez probablement comment un monde virtuel sans frontières ni limites physiques peut contribuer à l’épuisement des ressources naturelles, n’est-ce pas ? Commençons par déchiffrer ce casse-tête.

Pourquoi la consommation de données contribue à l’épuisement des ressources naturelles

De nos jours, les activités numériques comme le streaming, les jeux en ligne, les réseaux sociaux, l’emailing prennent une place de plus en plus grande dans notre quotidien. Cependant, l’hébergement et la circulation de toutes ces données ont un coût écologique non négligeable. En effet, cela nécessite une quantité importante d’énergie pour faire fonctionner des centres de données à travers le monde.

Sans compter que l’extraction des matières premières nécessaires à la production de l’électronique impliqué dans la gestion de ces données est responsable de l’épuisement de certaines ressources naturelles. Pris ensemble, nous nous apercevons que notre utilisation et dépendance à internet est loin d’être aussi “verte” qu’elle semble à première vue.

Le cas d’étude des centres de données et de leur empreinte écologique

Les centres de données, qui stockent et gèrent notre consommation de données, sont particulièrement énergivores. Ils représentent actuellement environ 2% de la consommation d’énergie mondiale. N’oublions pas non plus que pour fonctionner, ces centres nécessitent d’être refroidis, ce qui augmente encore leur demande en énergie. De plus, leur construction nécessite une grande quantité de matières premières extraites de la Terre.

Il existe des entreprises qui s’efforcent de réduire leur empreinte carbone, mais il ne fait aucun doute que l’industrie doit faire de sérieux ajustements pour réduire son impact global.

Comment réduire son empreinte numérique pour un internet plus éco-responsable

Nous, en tant que consommateurs, avons aussi un rôle à jouer pour réduire notre empreinte numérique. Par exemple, privilégier les appareils éco-conçus, limiter notre consommation de données en désactivant les notifications inutiles, supprimer les emails dont nous n’avons plus besoin, éviter le streaming en haute définition lorsque ce n’est pas nécessaire. Chacune de ces actions peut sembler petite en elle-même, mais leur impact collectif est significatif.

En résumé, il est important de prendre conscience de l’empreinte environnementale d’internet et de changer nos habitudes en conséquence. C’est là un enjeu écologique majeur du 21ème siècle.

Concernant cette préoccupation grandissante, quelques chiffres significatifs relevés par une étude de l’université McMaster à Hamilton (Canada) en 2018, montrent que les technologies de l’information et de la communication pourraient représenter jusqu’à 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2040, contre 1% en 2005. C’est une évolution considérable qu’il convient de freiner au plus vite.